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Médium & Guérisseur

Médium & Guérisseur

Travailler avec les Etres de Lumière pour faciliter notre guérison spirituelle et le passage vers l'ère nouvelle

Les lettres de Pierre Monnier

Les lettres de Pierre ne viennent pas de la terre ; elles furent dictées par un fils qui n'était plus de ce monde au coeur de sa mère qui y demeurait encore. Tout leur enseignement pourrait se résumer dans cette phrase de l'une d'elles : "La mort ne brise rien, ni l'amour, ni la vie." Mais qui était Pierre Monnier ? Un officier de 23 ans qui tomba le 8 janvier 1915 sur le front de l'Argonne. Un fils unique dont la disparition fut un drame. Un enfant qui meurt c'est la fin du monde. Cela peut être aussi la fin de Dieu. Tel ne fut pas le cas de Madame Monnier, sa foi ne fut pas entamée, mais dans son orthodoxie protestante trop stricte, elle ne croyait qu'à la résurrection du dernier jour.

 

Né dans une famille protestante très fervente, Pierre Monnier était un officier français de vingt-trois ans qui tomba le 8 janvier 1915 sur le front d'Argonne. Fils unique, le chagrin de ses parents fut immense. Un enfant qui meurt, c'est la fin du monde. Cela peut être aussi la fin de Dieu. Tel ne fut pas le cas de Madame Monnier, sa foi ne fut pas entamée, mais, dans son orthodoxie protestante très stricte, elle ne croyait qu'à la résurrection du dernier jour.

 

 

La vocation de Pierre fut justement de lui annoncer la résurrection immédiate, la réalité de sa présence à côté d'elle en lui disant d'une voix qu'elle entendit très distinctement, et par trois fois, « Ne crains rien, je suis vivant ! » Ce fut l'unique fois de sa vie ou elle entendit sa voix.

Le 5 août 1918, Mme Monnier perçut intérieurement la pensée de son fils : « Ne pense à rien ! Écris ! » C'est ainsi qu'elle commença à recevoir par écriture intuitive les messages de son fils. Elle en fit part à son mari qui ne la crut pas, persuadé que ces dialogues étaient le fruit de son subconscient. Cependant, devant la beauté de ces textes, leur profondeur théologique ainsi que certains messages d'anticipations scientifiques finissent par emporter sa conviction.

« Tout vibre, tout gravite, tout est composé d'atomes divisibles et infini », dicte Pierre à sa mère en 1919, alors que la fission de l'atome* ne sera envisagée qu'en 1934 par Enrico Fermi et décrite par Lise Meitner et d'autres scientifiques en 1938. (*Étymologiquement, atome signifie : impossible à diviser)

Mr Monnier décidera donc de consacrer son temps et sa fortune en préparant l'édition complète des lettres de son fils (2879 pages) dont le dernier contact date de 1937.

Ces messages de l'au-delà sont ceux qui m'ont le plus marquée, car ils constituent une mine incroyable d'informations et de réflexion de très haut niveau !! Presque cent ans après, ces messages continuent d'interpeller, d'être lus, puis réédités puisqu'ils n'ont, en fin de compte, rien perdu de leur actualité.

 

Le message de Pierre : "Je suis Vivant"

Au début des années 1920, parut "Je suis vivant", un petit livre bleu, relié, format Nouveau Testament sans nom d'auteur, d'éditeur ou d'imprimeur. Pas de date non plus: la première lettre est du 5 août 1918, la dernière du 6 décembre 1922. La courte préface est signée simplement "La Maman de Pierre". En voici le début:

C'est avec émotion profonde que je laisse partir ces pages, pleines de l'âme de mon enfant ! Mais n'est-ce pas lui qui me trace toute l'étendue de mon devoir ? "Maman, dis-le à ceux qui pleurent ! Nous sommes vivants, nous ne vous avons pas quittés, nous vous aimons."

Tout est enfermé dans ces trois propositions qui viennent d'affirmer l'existence consciente, la présence et l'amour maintenus par-delà le tombeau. Ce n'est pas la mort qui sépare, mais l'indifférence. Et Madame Monnier, dont le nom ne figurera jamais de son vivant sur les nombreuses éditions postérieures (preuve que sa démarche était exempte de tout intérêt personnel) poursuit:

La mort ne peut rien contre un amour aussi spirituel actif et fort; je n'ai point senti de brisure dans notre tendresse, car jamais elle ne me fit défaut, même aux heures les plus déchirantes de ma douleur maternelle. Un jour, dans le silence de mon cœur, j'entendis sa voix me dire: "Maman, prend un crayon ... ne pense à rien... écris !" Et depuis lors ...les messages de l'au-delà me furent dictés quotidiennement "parce que, dit-il, comment pourrions-nous laisser dans l'obscurité les bien-aimés de la Terre ?"

Au coeur du spiritisme chrétien

Cette initiation dispensée dans le secret du cœur, par un maître de sagesse plus jeune que l'élève, est la fameuse "pédagogie inversée", dont parlait Gabriel Marcel à propos du rapport existant entre Marcelle de Jouvenel et son fils, Roland. Pour Madame Monnier, elle s'est poursuivie de 1918 à 1937. Elle n'en à tiré ni gloire ni profit, elle n'avait qu'un but: sauver de la désespérance ceux et celles qui étaient dans son cas. Mais, en plus de la consolation, son but était aussi l'enseignement mystique: il s'agissait d'exposer aux chrétiens des connaissances qu'ils avaient perdues. Pierre lui explique que sa mission, et celle des nombreux esprits qui, comme lui, reviennent pour instruire, tels de nouveaux apôtres, est une tentative de plus émanant de Dieu qui les inspire et les dirige vers la Terre. Et cela par la médiation du Christ: "Jésus, ce Maître qui nous aime, c'est Lui qui nous envoie."

Par l'intermédiaire de Madame Monnier des quantités de connaissances, jadis réservées à une élite spirituelle, ont été répandues dans tous les milieux. Sans publicité, ni propagande, cette œuvre s'est perpétuée d'elle-même jusqu'à nos jours. Avec elle une nouvelle forme de communication avec l'Au-delà prend son essor: la médiumnité à effets spirituels qui a ses caractères propres. Il s'agit d'écriture intuitive: le scripteur, qui est presque toujours une femme, entend une dictée intérieur et se borne à transcrire; il ne comprend le texte qu'à la relecture. Madame Monnier écrit ce que lui dicte la voix sans timbre. Elle opère seule, en plein jour, dans un recueillement absolu. Elle ne reçoit que son fils qui se tient à ses côtés et empêche les esprits errants de venir interférer. Elle ne pose pas de questions matérielles, et surtout pas de questions concernant l'avenir. Elle se met en prière avant toute communication, elle invoque Celui qui a les paroles de la vie éternelle: le Christ. Elle n'est pas en transe, elle reste parfaitement lucide. Si une personne de son entourage entre dans la pièce et lui demande un renseignement, elle le lui donne, puis se remet à écrire: le contact n'a pas été coupé. Elle écoute la voix qui parle dans le silence de son cœur à heure fixe et dans des lieux fixes.

La même discipline sera observée par Marcelle de Jouvenel, qui parcourra le même chemin et prendra la relève à la génération suivante. Elle aussi atteindra son fils par la voie mystique et rétablira le pont entre le Visible et l'Invisible, entre la Terre et le Ciel, en développant les facultés primordiales de l'âme: la clairvoyance et l'intuition.

Autour des années 1950, Marcelle de Jouvenel entreprit une recherche qui intéressa le chef de file de l'existentialisme chrétien: Gabriel Marcel, désireux d'intégrer dans le monde des philosophes ces phénomènes qu'ils voulaient ignorer.

Après les messages de Pierre Monnier, ceux de Roland de Jouvenel restituaient au christianisme son caractère d'heureuse nouvelle (évangile au sens étymologique), son sens de l'infini, sa dimension cosmique, métaphysique, totalisante; son amour pour le monde naturel, son aspiration à l'immortalité; sa portée ésotérique et initiatique; bref, toutes les valeurs occultées par les catholiques et les protestants au cours des siècles.

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