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Médium & Guérisseur

Médium & Guérisseur

Travailler avec les Etres de Lumière pour faciliter notre guérison spirituelle et le passage vers l'ère nouvelle

La théologie du Père François Brune

Proche par la pensée des Pères grecs, le Père Brune insiste sur la théologie de la divinisation qu'il a étudié dans son ouvrage Pour que l’homme devienne Dieu115 et en tire les conclusions sur le caractère non définitif du statut accordé au défunt après sa mort.

  • Il se réfère tout d'abord à la théologie des énergies incréées : celles-ci sont des émanations de Dieu ne cessant pas d’être Dieu lui-même se donnant en participation116,Note 11
  • Il s'appuie également sur les messages attribués à Pierre Monnier et Roland de Jouvenel selon lesquels chaque âme renferme en elle le souffle de Dieu ; étant Dieu en l'homme, elle lui permet de dire comme Dieu : Je suis. Cette parcelle de l'homme, issue du souffle de Dieu est la personnalité qui demeure et est appelée à l'éternité117. Les âmes seraient dans cette optique des substances spirituelles formées par Dieu, des "possibilités d'âmes", issues directement de la pensée créatrice de Dieu et que l'action conjugale appelle à la naissance définitive. Dieu ne rend indépendantes ses parcelles de lui-même que pour lui permettre de s'anoblir car il aime la lutte qui glorifie toute victoire et sanctifie les combats118. Roland de Jouvenel également cité par le Père Brune parle de rayons qui émanent du centre sans cesser d’être le centre. C’est la théologie de la divinisation de l’homme développée par les pères grecs et les théologies orthodoxes contemporains que François Brune
  • Il adhère à l'idée d'une trichotomie de l'homme par la distinction de l'âme, de l'esprit et du corps contre saint Thomas d’Aquin qui comme Aristote ne reconnaît que deux éléments dans l'homme. Pour François Brune, il faut distinguer activité spirituelle et activité intellectuelle : l’activité du chercheur dans son laboratoire n’est pas celle du moine dans sa cellule. Il critique la dichotomie qui tend à présenter la prière contemplative très différente de toute activité intellectuelle comme inutile. Pour François Brune, la méditation est une réflexion sur Dieu, l’oraison est un contact établi avec Dieu119,Note 12. Il faut dans cette perspective distinguer esprit, âme, corps. L’intelligence subit les avatars du corps et périt avec lui, l’âme est éternelle car l’âme est une parcelle de Dieu en chacun120.
  • Selon François Brune qui cite Maître Eckhart, c'est au sein du troisième élément de la nature humaine où se réalise l’union avec Dieu. Ce contact direct entre la substance de l’âme et celle de Dieu est une vraie divinisation, comme dans la théologie orthodoxe121.
  • L'idée de divinisation joue un rôle central dans la théologie orthodoxe mais est aussi présente chez les catholiques : elle est par exemple clairement exprimée dans la Constitution Dei Verbum sur la Révélation, no 2 : « Il a plu à Dieu dans sa bonté et dans sa sagesse de se révéler en personne et de faire connaître le mystère de sa volonté, grâce auquel les hommes, par le Christ, le Verbe fait chair, accèdent à l'Esprit Saint, auprès du Père, et sont rendus participants de la nature divine. » Ces mots sont repris d'une Épitre de saint Pierre qui parle également de participation de la nature divine122 mais contrairement aux orthodoxes les catholiques réduisent souvent cette participation à la nature divine et donc à l'être divin à une participation à la béatitude divine, sous l'influence de la notion de vision béatifique, ce qui est beaucoup moins fort et corrige injustement la pensée de saint Pierre confirmée par les messages venus de l'au-delà123. Le Père Brune s'appuie sur les témoignages des EMI selon lesquels la relation à Dieu est une relation d'union avec Dieu et non de simple vision de Dieu124.
  • Le Père François Brune défend l'idée que la divinisation étant un processus ayant lieu après la mort et qui peut se développer dans l'au-delà, l'enseignement selon lequel les êtres humains seraient fixés pour l'éternité, dans le degré d'union à Dieu que nous aurions atteint est désespérante et constitue une grave erreur courante dans la théologie catholique traditionnelle même s'il existe des courants indépendants au sein du catholicisme qui ne le professe pas125. S'appuyant sur le témoignage des messages attribués à Pierre Monnier et Roland de Jouvenel, le Père Brune affirme que la vie dans l'au-delà permet une progression continue et infinie vers Dieu et la perfection divine126. Il en découle également que Dieu accepte le repentir au-delà de la très courte période que les hommes passent dans leur corps matériel127. S'appuyant sur le Traité du Purgatoire de sainte Catherine de Gênes, le Père Brune met en avant que les zones de purification et de souffrance que doit traverser le défunt sont une étape dans la voie de la participation à la nature divine128, qui suppose au final l'éloignement de ce qui en soi sépare des autres129. Néanmoins, certains êtres ne pourraient évoluer et resteraient à l'état d'entités malfaisantes130.

La prédication de l'Évangile aux morts

Pour le Père Brune, la descente de Jésus après sa propre mort au séjour de ceux qui étaient morts avant lui qui n'est pas un mythe mais correspond à la réalité décrite par saint Pierre dans le Nouveau Testament131 et évoquée dans le symbole des Apôtres. Cette prédication est confirmée par de nombreux messages supposés venus de l'au-delà : certains décédés sont missionnés par Dieu pour prêcher l'Évangile à ceux qui ne l'ont pas connu sur la Terre132. Cette idée est reprise dans un ouvrage du IIe siècle, le Pasteur d’Hermas qui explique qu’à leur mort les apôtres vont à leur tour proclamer la Bonne Nouvelle à ceux qui sont morts133,Note 13. Chaque défunt s’épanouirait dans un domaine qui reflète son savoir, ses connaissances, sa sensibilité et son vécu et les âmes se répartiraient en groupements selon leurs affinités134
Les messages de Pierre Monnier cités par François Brune affirment d'ailleurs que le Christ est descendu dans les régions des « ténèbres du dehors » avant même de consoler les apôtres désolés afin d'« apporter aux âmes en détresse la certitude glorieuse qu’il y avait pour elle une lumière sur le chemin de la sombre vallée des regrets et des larmes135. » Selon les messages, le repentir est possible dans la patrie spirituelle où les anges de l’Éternel s’emploient aux rachats des condamnés qui ne sont pas sans espérance136.

Orientations théologiques fondamentales

Proximité avec la tradition théologique orthodoxe

Dans son œuvre, le Père Brune regrette régulièrement la division des églises orthodoxes et de Rome137. À ce titre, il constate que les églises uniates constituent par leur existence même un obstacle au rétablissement de la parfaite communion des églises : elles ont eu leurs martyrs et il serait difficile de leur demander de réintégrer l’église orthodoxe138.
François Brune affirme que le vrai christianisme doit être cherché chez les Pères grecs ou orientaux (arméniens, syriaques, coptes, géorgiens) ; en effet, lors des 7 premiers conciles œcuméniques, ceux qui ont précisé l'essentiel de la foi chrétienne, sur plus de 3000 évêques, seuls 25 étaient de langue latine229. Qui prétend se rattacher à la foi de la primitive Église, doit aller la chercher avant tout dans ceux qui ont fait ces conciles139. Il regrette la part prise par saint Augustin en Occident qui s'explique par la perte de la connaissance du grec en Europe occidentale au Moyen Âge qui a laissé à son œuvre dont il reconnaît l'ampleur exceptionnelle par ailleurs
La théologie des églises occidentales (catholique ou protestantes) s'est coupée de la grande Tradition des Églises d'Orient et le Père Brune regrette la tendance de nombre de théologiens occidentaux, « à la merci des courants d'air qui passent », à retraduire en vocabulaire chrétien toutes les nouvelles modes, du structuralisme aux sciences humaines, psychologiques et sociologiques, ce que saint Thomas d'Aquin avait fait déjà fait en son temps avec l'aristotélisme140. Pour François Brune, les commentateurs occidentaux sont tellement peu habitués à la pensée des Pères grecs que quand ils en étudient un isolément, ils croient que sa position est originale et le soupçonne d'hérésie alors que celle de tous les chrétiens d'Orient141.
De fait, sur le péché originel, l'essence de Dieu comme amour et Lumière, le mécanisme de la rédemption, la divinisation, le Père Brune se sent beaucoup plus proche de la tradition théologique orthodoxe que des traditions théologiques occidentales. François Brune reconnaît qu'il aurait pu rejoindre l'Orthodoxie mais il ne l'a pas fait, parce que les passages d’une Église à l’autre rendent les rapports entre elles délicats et qu'indépendamment de la théologie, les dogmes aux catholiques et aux orthodoxes étant largement communs, c’est par l'Église catholique que l’Amour de Dieu même parfois déformé est annoncé en France et en Occident142. Par ailleurs, le Père Brune constate que l'enseignement des Pères des Églises orthodoxes d'Orient est confirmé par les expériences des mystiques catholiques d'Occident plus que par les théologiens occidentaux. Enfin, concernant les dogmes, il souscrit au mot attribué à Jean XIII : « fermeté sur ce qui est sûr, liberté sur le reste » ; or, ce qui est sûr se résume aux définitions des premiers conciles et il existe selon les mots de Pierre Monnier de « dogmes surnuméraires » que les théologiens ont imposé et qui ont eu pour conséquence de diviser parfois cruellement les chrétiens143.

Exégèse

François Brune défend certaines positions relatives à l'exégèse des textes bibliques.

  • Il dénonce les dégâts pour la foi des datations tardives des Évangiles destinés selon lui à leur ôter toute valeur historique144. Ce glissement dans le temps qui attribue les Évangiles non aux témoins proches mais aux premières communautés chrétiennes n’a selon lui aucun raison objective. À ce titre, il salue les efforts de Benoît XVI visant à appuyer des datations beaucoup plus proches des événements, en conformité avec les travaux de toute une nouvelle vague des exégètes145. François Brune dénonce les exégètes qui ont construit leur carrière sur une œuvre gratuite de destruction de l’autorité des Évangiles et donc les fondements de la foi146.
  • Le Père Brune regrette l'effet desséchant d’une religion sans mystère, basée uniquement sur les possibilités actuelles des connaissances humaines. Il cite Benoît XVI pour dénoncer une certaine exégèse dont le critère fondamental d'identification de la vérité des actes et des paroles de Jésus rapportés dans les Évangiles est de savoir de quoi on estime capable, compte tenu de ses conditions de vie et de son horizon naturel, un Juif pauvre du début du Ier siècle : les excès d’une hypercritique historique dont l’hypothèse de base est que Jésus n'est un homme et que tout doit être rapporté à son condition sociale et son milieu pour accréditer ou non le contenu du Nouveau Testament relèvent selon lui dialectique partiale et orientée dont il faut orienter qu'elle ait pu se déployer dans les facultés et les ouvrages des éditeurs catholiques147.
  • Il promeut les travaux d’André Paul pour qui dès l'époque du Christ on utilisait des carnets de note, en latin membranae, « parchemins » ou en grec membranaï ; composé de quelques feuilles, ce type d’objet était le précurseur direct du codex ou cahier à pages, modèle antique du livre. De Rome, il fut diffusé dans de larges secteurs du Proche-Orient et ce sont des membranaïque Paul de Tarse au début des années 1960, demanda à Timothée de lui apporter148. Selon François Brune, parmi les proches de Jésus, les lettrés ont pu utiliser ces supports dans leurs propres missions : ils y auraient inscrit les paroles du maître et être l’origine des traditions recueilles et transmises par les premiers documents chrétiens relatant les faits et paroles de Jésus149.
  • Il est convaincu que l'évangile selon Jean ne peut avoir été écrit que par un compagnon direct de la vie de Jésus ; François Brune s'appuie sur les travaux des auteurs qui défendent cette position et qui se sont heutés à une oppositions violente de ceux qui ont bâti leur carrière sur l'hypothèse d'une rédaction tardive influencée par la philosophie grecque150. En particulier, le Père Brune s’appuie la découverte par Claude Tresmontant de nombreux aramaïsmes dans cet évangile et sur les travaux du Père Jean Carmignac, François Le Quéré, Jean Colson, Oscar Cullmannet de Jacqueline Genot-Bismuth pour qui seul un Juif parfaitement au courant des usages, des rites, des fêtes, de la géographie de la Palestine, et qui avait suivi le Christ au jour le jour avait pu écrire ce compte-rendu détaillé. François Brune s'appuie également sur le témoignage de Pierre Monnier qui affirme que saint Jean est bien l’auteur principal et le témoin direct et même privilégié de la vie de Jésus et non pas un sorte d’intellectuel pétri de philosophie grecque, inventant dans son cabinet de travail un personnage et tout un récit à partir de traditions réinterprétées151,Note 14.
  • Le père Brune attribue l’Épître aux Hébreux à Silas152.
  • Indépendamment de ses propres travaux ou de celui des exégètes comme Oscar Cullmann ou Jacqueline Genot-Bismuth, le Père Brune s'appuie sur les témoignages de Pierre Monnier pour qui si les évangiles ne rapportent pas toujours la phrase textuelle prononcée par Jésus, c’est bien « Sa pensée et Sa volonté qui se sont manifestées par l’intermédiaire des apôtres », dans les synoptiques comme chez Jean153.
  • François Brune pense que l'Ancien Testament peut contenir des erreurs matérielles mais qui ne sont gênantes pour la foi car il ne contient pas d'erreurs spirituelles154.
  • Il considère que la traduction de la Bible de Jérusalem est plus juste que celle de la Traduction Œcuménique155.

Le témoignage mystique de Saint Paul

Pour le Père Brune, les théologiens d'Occident catholiques et protestants n'ont, contrairement à leurs homologues orthodoxes, pas assez tenu compte de l'origine de l'enseignement de saint Paul : comme de ce dernier l'a pourtant répété, son enseignement ne lui est pas venu des hommes, pas même des apôtres, mais directement de Dieu. Le père Brune rappelle ici qu'il s'agit avant tout du témoignage d'une expérience mystique bien réelle, contrairement à ce que disent nombre de théologiens qui ne voient dans son langage qu'exagérations poétiques et métaphores. Selon le Père François Brune, qui a écrit un ouvrage sur ce sujet156, c'est, au contraire, par comparaison avec les différentes expériences mystiques de tous les temps, que l'on peut comprendre la vision de saint Paul qui résulte. Par ailleurs, François Brune est convaincu que la rupture entre judaïsme et christianisme était la suite inévitable de l'enseignement et de l'œuvre de Jésus et non de celui de Paul.

Christologie et Eucharistie

Selon saint Maxime le Confesseur cité par le Père Brune, le Christ n'est pas un homme divinisé mais Dieu parfaitement incarné157. Si Jésus a grandi, eu faim et soif, et même peur, s'il a été tenté, c'est non par nécessité mais par effet de sa volonté : le Christ permettait à Son humanité ce qui lui est naturel selon Nonnos de Nisibe et consentait à ses souffrances selon Sophrone de Jérusalem. Pour une certaine tradition théologique occidentale, le Christ est coupé en deux : son âme divine vivait dans la béatitude des Bienheureux tandis que son corps humain souffrait158. Pour les Pères orientaux, la coupure traverse l'âme et le corps tous deux à la fois divin et humain : le corps peut faire des miracles par l'effet de sa divinité, l'âme peut souffrir la déréliction et subir la tentation du fait de son humanité159
Cette double nature était nécessaire pour que le Christ puisse accomplir son œuvre de salut en trois phases simultanées160 :

  1. il y a une déconnexion entre les deux natures du Christ, de telle sorte que la nature divine en Lui ne l'empêche pas de ressentir très profondément dans sa chair et son cœur d'homme, les épreuves, souffrances et tentations de l'humanité : il fallait que la Sainteté de Dieu se soit retirée de son humanité pour Lui permettre d'éprouver réellement ce que le plus pauvre des humains peut éprouver ;
  2. cette déconnexion n'est pas totale elle est sélective, de telle sorte qu'il y a en même temps, entre ses deux natures, un aspect de compénétration : la puissance de l'amour de Dieu en Lui communique à sa volonté humaine la générosité nécessaire pour triompher de ses tentations ;
  3. le Christ est en chaque homme et chaque homme en lui au-delà de l'espace et du temps selon le schéma de l'hologramme ; dès lors, ce dynamisme d'amour peut se déployer en chaque homme, pour lui donner avec sa volonté les moyens de sa victoire sur ses propres tentations.

Le Christ n'octroie pas le salut de l'extérieur, car selon saint Irénée et saint Grégoire de Naziance , il récapitule tous les êtres humains en lui : nous ne sommes pas sauvés pas le mécanisme de la récapitulation car c'est une possibilité que le Christ nous offre et qu'il faut accepter nous sommes remis dans le bon chemins réintroduits dans le processus permettant d'accéder à l'immortalité161. Les commentateurs occidentaux affaiblissent le texte des Pères grecs en n'y voyant qu'une image : ils ne comprennent pas que pour les Pères grecs, comme pour saint Paul, comme pour saint Jean, le temps et l'espace ne jouent pus aucun rôle162. Selon le Père Brune, nombre de mystiques occidentaux ont décrit ce processus en trois phases simultanées comme sainte Julienne de Norwich ou ceux de l'école française de spiritualité du Cardinal de Bérulle163.
Pour François Brune, l'hostie est réellement le corps du Christ. Le sacrifice de la Messe n'est pas un autre sacrifice que celui de la Croix, ce dernier étant unique selon les Écritures164. Chaque messe coïncide avec l'instant même de la mort et de la résurrection du Christ et toutes les hosties consacrées avec le corps du Christ : la messe n'est ni une représentation symbolique, ni le renouvellement d'un événement unique : l'interaction entre ce sacrifice et le communiant ne décroît pas avec la distance spatiale et temporelle, car la messe efface toute préséance entre passé et futur165. Les célébrations de la messe ne constituent pas autant de sacrifices mais autant de moyens de rejoindre, à travers le temps et l'espace, toujours le même et unique sacrifice de la Croix166. François Brune reprend l'analogie de la plaque de l'hologramme pour illustrer que lorsque l'on rompt l'hostie, chaque parcelle demeure le corps du Christ tout entier167.

Rapport entre sciences, surnaturel et foi

Le Père Brune pense qu'il y a une convergence entre foi et sciences mais davantage avec les sciences réputées dures, à savoir physique, astrophysique, cosmologie qu'avec la biologie168. Cela lui semble particulièrement vrai concernant la question de l'existence de Dieu au sujet de laquelle il cite souvent les scientifiques pour qui la vie et donc la conscience n'ont pu se former sur notre planète que grâce à des conditions extrêmement précises qui étaient là dès le début du monde : si la densité initiale de la matière, la vitesse de la lumière, la constant gravitationnelle avaient été un tout petit peu différentes, si peu que ce fût, l'humanité n'avait plus aucune chance d'apparaître dans ce monde ; par exemple, Trinh Xuan Thuan qui, pour donner une idée de la précision du réglage nécessaire à l'apparition de la vie, le compare au tir d'un archer qui viserait une cible carrée d'un centimètre de côté placée aux confins de l'Univers à une distance de 15 milliards d'années-lumière169. Il cite également Paul Davies qui en tire la conclusion que l'Univers est « l'expression cohérente, rationnelle, élégante et harmonieuse d'une profond et intentionnel170 ». Il cite aussi William D. Phillips qui en conclut qu'il pourrait arriver que la croyance en Dieu devienne la « conclusion scientifique la plus raisonnable171 ».
Il ne s'agit pas pour le Père Brune de donner une démonstration scientifique de sa théologie mais de souligner des convergences et des analogies qui lui paraissent importants à souligner car elles suffisent à montrer que la conception mystique du christianisme à laquelle il se rattache est loin d'être absurde même si elle paraît loin du sens commun172. À cet égard, il cite Pierre Chaunu pour qui la physique moderne constitue la seule véritable métaphysique de notre temps173. À cet égard, le Père Brune déplore l'attitude de certains théologiens qui préfèrent s'intéresser aux idées plutôt qu'aux faits et aux travaux scientifiques qui authentifient les miracles car mépriser les miracles, est plus grave selon lui que de les réfuter174 : « Tout intellectuel qui se respecte doit aujourd'hui déclarer bien haut : "moi, je croirais plutôt malgré les miracles que grâce à eux". Oh que c'est beau, que c'est noble, cette attitude-là. Le seul problème, c'est que "l'intellectuel" (ou celui qui se considère comme tel), en faut, ne croit déjà plus à grand chose. »
Le Père Brune constate que de nombreux savants comme Erwin Schrödinger, Niels Bohr, Fritjof Capra ont cherché à confronter les nouvelles conceptions scientifiques aux traditions religieuses de l'humanité venues d'Inde, de Chine, du Japon, rarement l'Islam, et pratiquement jamais le christianisme175. Or selon lui, le christianisme, davantage que ces traditions spirituelles qu'il a toutes étudiées, offre beaucoup plus que de simples analogies avec les conceptions scientifiques modernes176. L'erreur des théologiens chrétiens selon le Père Brune est de ne pas avoir éclairé le contenu de la foi chrétienne à la lumière de la science ou quand ils l'on fait de ne se baser que sur les facilités de la physique non relativiste conduisant ainsi au matérialisme et au refus des miracles : imprégnés de la vision mécaniste du monde, leur travail aura consisté à vider le christianisme de tout ce qu'il a de plus fantastique et de plus merveilleux177.
Le Père Brune fait sienne la théorie de William D. Phillips conciliant sa conviction scientifique dans l’immuabilité des lois de la la nature et sa foi chrétienne en la possibilité pour Dieu de faire des miracles : les intervention de Dieu auraient lieu au niveau de la probabilité quantique – où la physique permet une multiplicité de résultantes plus ou moins probables – à partir desquelles Dieu pourrait choisir sans entrer en contradiction avec les lois de la physique178.
Le Père Brune souligne également les passerelles possibles entre surnaturel et sciences. Ainsi, concernant la transcommunication instrumentale (TCI), il cherche à faire connaître les nombreux travaux la concernant dont ceux du centre de recherches « Il Laboratorio » de Bologne dirigé par Enrico Marabini : disposant des meilleurs matériels utilisés par le FBI et les départements scientifiques de toutes les polices d’Europe et des États-Unis, des chercheurs de différentes disciplines comme Daniele Gullà, experte en reconnaissance d’images et de voix humaines devant la justice italienne et le police scientifique de nombreux pays européens, ou comme Paolo Presi ingénieur en aéronautique, ont comparé les enregistrements faits du vivant de la personne à ceux reçu par TCI et affirment qu'on retrouve à 99 % les caractéristiques d’une voix de ces personnes179.
En revanche, le Père Brune regrette que les biologistes ou les spécialistes des sciences de la cognition fassent souvent comme si la physique quantique n'interférait pas avec l'objet de leurs recherches ou rejettent a priori les expériences aux frontières de la mort180.

Interventions médiatiques

Dans ses interventions médiatiques, le Père Brune promeut l'idée d'une communication possible avec les personnes décédées : « Le plus scandaleux est le silence, le dédain, voire la censure exercée par la Science et l'Église à l'égard de la découverte sans conteste la plus extraordinaire de notre temps : l'après vie existe et nous pouvons communiquer avec ceux que nous appelons les morts181. » Il est parfois suivi en ce sens par quelques théologiens.

  • Le Père Gino Concetti, théologien, qui a été rédacteur de L'Osservatore Romano, journal du Vatican, a fait une longue déclaration à l'agence italienne de presse ANSA, reprise notamment par les journaux quotidiens Il Messaggero et La Repubblica (28 novembre 1996), sur la possibilité de communiquer avec l'Au-delà à certaines conditions.
  • Le Père Andreas Resch, théologien italien qui a enseigné à Rome à l'Université Pontificale du Latran (Accademia Alfonsiana) dirige depuis 1980 à l'Université d'Innsbruck un institut où l'on étudie l'ésotérisme, l'occultisme, le spiritisme, la parapsychologie (Institut für Grenzgebiete der Wissenschaft [Institut pour les zones frontières de la science])…
  • Le Père Pasqual Magni et le Père Giovanni Martinetti ont rédigé la préface du livre de Linos Sardos Albertini : L'Au-delà existe, Le livre de Poche, 2009, ISBN 978-2-253-06517-3.

Il intervient régulièrement sur les ondes de la radio Ici et Maintenant ! dans les émissions nocturnes de Jean-Claude Carton. Depuis le départ de ce dernier, François Brune est l'un des parrains de la nouvelle émission de Jean-Claude Carton, Toutes les étoiles en parlent sur idFM radio Enghien.
Il répond aux interviews des journalistes de différents pays : Allemagne, Argentine, Belgique, Brésil, Canada, Chili, Espagne, États-Unis, Haïti, Italie, Luxembourg, Mexique, Pologne, Porto Rico, Portugal, Roumanie, Russie, Suisse.
Les thèmes les plus demandés concernent les expériences de mort imminente qu'il préfère appeler expériences aux frontières de la mort (EFM), ceux que l’on a cru morts et qui sont revenus à la vie de ce monde, les communications avec les morts (notamment par le phénomène de voix électronique). Mais aussi : le Christ devant la science moderne, les reliques de la Passion du Christ (linceul de Turin, tunique d’Argenteuil, suaire d’Oviedo, Sainte Face de Manoppello), les apparitions de la Vierge au Mexique en 1531 et les apparitions de la Vierge à notre époque en Égypte. S'ajoutent à cela des conférences sur divers mystiques chrétiens, musulmans ou hindous.

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