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Médium & Guérisseur

Travailler avec les Etres de Lumière pour faciliter notre guérison spirituelle et le passage vers l'ère nouvelle. Contenus et articles sur la guérison spirituelle dans une vision chrétienne, spirite chrétienne, mystique, intégrant une approche sur la réincarnation et les phénomènes extraterrestres.

La science des Saints Guérisseurs au 17ème sièc

La science des Saints Guérisseurs au 17ème sièc

Comme la médecine du temps est impuissante à préciser l’origine des maux, la maladie ne peut être qu’une épreuve envoyée par Dieu en punition d’une attitude, d’un mauvais penchant, d’un comportement qui porte tort aux autres. On en est unanimement convaincu. Les remèdes, les soins des médecins ne guérissent pas. Tout au plus, ils ne peuvent que soulager. Ce qui excuse leur manque d’efficacité.

Comme la maladie est surnaturelle, le patient, malade pénitent et repentent doit s’adresser à Dieu pour le supplier, le prier de lui rendre la santé. Mais il arrive qu’il reste sourd parfois à de telles demandes… Aussi est-il préférable de s’adresser à ses Saints plutôt qu’à Lui…, à condition de savoir lequel. Une fois identifié et supplié comme tel, le Saint concerné intercède auprès de Dieu pour obtenir la guérison… De là naissent les saints guérisseurs, mais aussi à l’inverse les saints dispensateurs de maux, agissant en cela au nom de Dieu pour réprimer les mauvais penchants des humains ou ceux qui contestent sa toute puissance. Plusieurs affections sont ainsi attribuées à plusieurs de ces saints. Pour faire cesser les troubles résultant de tels maux, il faut s’adresser à Lui directement pour oser espérer la guérison. L’invocation conjointe d’un autre Saint, associé à la demande première renforce l’effet de la supplication. Elle peut s’avérer salutaire. Le Saint à l’origine du mal, intercesseur de la volonté de Dieu pour éprouver le patient, peut se laisser convaincre et revenir sur l’affection qu’il a envoyée. Ainsi la guérison dans tous les cas est-elle surnaturelle. C’est là un fait bien établi.

Ces principes fondamentaux thérapeutiques posés, il importe de dresser une liste de saints guérisseurs pour un usage commun, sachant qu’il sera toujours possible de la compléter par l’arrivée de quelques nouveaux dispensateurs de bien-être :

Ste Acace – contre les abcès, les boutons purulents.

St Adrien – s’invoque pour se prémunir de la peste.

Ste Agathe – salutaire aux nourrices contre le tarissement du lait ; l’invocation à la sainte chasse les sorcières, il faut la prier lorsque l’on occupe une maison pour la première fois afin de chasser toutes les humeurs malignes. Préserve les élevages d’animaux contre les épidémies de fièvre, le tournis des moutons. Invoquée la nuit 3 chandelles allumées, préserve les poulaillers des renards.

Ste Anne – contre la fièvre, les humeurs, les blessures du travail, les maux au dos, les accouchements difficiles, les brûlures, la sensation de feu, contre les accidents, les naufrages, pour se préserver de la noyade, la dysenterie, les coups de soleil, la perte de la vue, la petite vérole, les enfants bègues, la peste. Véritable sainte thérapeute généraliste comme Marie.

Ste Apolline – contre les maux de dents.

St Atorne ou St Saturnin – saints responsables des maladies des animaux et tout spécialement des moutons, il faut l’invoquer au dehors, loin de la bergerie.

Ste Barbe – s’invoque en cas de péril, de danger d’effondrement d’un ouvrage, pour se préserver de la chute de la foudre en cas d’orage

St Blaise – pour combattre les épidémies dont sont frappés les animaux de la ferme et contre les maux de gorge, suite à la guérison d’un enfant qui avait avalé une arête de poisson. Le nom de St Blaise écrit sur un billet de vélin et attaché en haut de la houlette ou du bâton du berger préserve le troupeau de l’attaque des loups.

Ste Candide – pour guérir de la fièvre et du rachitisme des enfants.

Ste Catherine – contre les maux de tête persistants.

St Christophe – contre les frayeurs provoquées par les tempêtes, l’insomnie.

Ste Claire associée à Ste Luce – pour les troubles ophtalmiques.

St Claude – efficace pour retrouver une bonne aisance à la marche à la suite d’une fracture.

St Cloud – qui guérit des cors, des callosités, des verrues, des ulcères, des furoncles, du charbon.

St Conogan – qui a traversé l’océan dans une auge de pierre, ôte les maux aux jambes, les tremblements nerveux, en s’allongeant nu dans semblable auge creusée dans la pierre.

Ste Croix – s’invoque pour se préserver de multiples maux domestiques. Il faut renforcer l’effet de la prière en réservant à la Sainte Croix de Jésus, 5 œufs frais pondus correspondant aux 5 plaies du Christ et les placer haut dans l’étable pour se préserver des incendies, de la corruption par les mouches et des effets des souris ou autres rongeurs s’attaquant aux réserves de grains.

Ste Delphine – vénérée contre les affections gynécologiques.

St Eloi – saint patron des laboureurs et des maréchaux, s’invoque usuellement en cas de fatigue extrême.

St Elzéar – contre les fièvres pustuleuses, la rougeole.

Ste Ermerance – associée à Ste Agathe contre les cours de ventre, les coliques

St Etienne – contre les chutes accidentelles de cheval, tant pour remettre le cavalier que soigner l’animal tombé. Le Saint est invoqué pour autoriser que l’on brûle un joug de bœuf rompu, car le détruire est un sacrilège. Le bœuf est un animal sacralisé, sanctifié par sa présence avec l’âne dans la crèche lors de la naissance de Jésus. Les cendres du joug, recueillies auront un effet bénéfique contre les luxations, les courbatures.

Ste Eutrope – souveraine contre l’hydropisie.

St Expédit – contre les maux de tête, s’invoque le soir par trois oraisons avant le coucher.

St Fiacre – contre la gale contractée la première fois, s’invoque en tenant une chandelle éteinte dans la main gauche, dans la pensée que si elle était allumée, la gale s’échaufferait et gratterait davantage.

St Genouph – efficace contre les rhumatismes.

Ste Gertrude – guérit les maladies de langueur et les rhumatismes.

St Gilles – contre les entorses, foulures, fractures, raccommode les membres.

St Georges – s’invoque contre les dartres rebelles.

St Houarniole – contre la peur ou pour se donner du courage devant une adversité naturelle.

St Hubert – pour se préserver de la rage suite à une morsure par un chien.

St Jean du Doigt – contre les douleurs aux genoux, aux articulations, s’invoque en se lavant les mains ou les yeux pour que la douleur s’en aille.

St Jacques – pour se remettre des accidents, des luxations, des fluxions de poitrine.

St Laurent – guérit des brûlures.

St Lubin – pour les maladies de sang.

St Main – efficace pour traiter la gale du dos.

St Mamert – pour les maux de ventre.

Ste Marguerite – contre les maux de reins, mais aussi au début des accouchements.

Ste Marie – souveraine contre tous les maux, une véritable thérapeute généraliste.

St Martin – contre les maux provenant d’un excès de ripailles (l’oiseau de St Martin est une oie dans la plupart des provinces, une sarcelle ou un canard dans le Blésois).

St Méen – contre la folie.

St Michel – permet de guérir des infections des blessures de guerre, des mauvaises chutes, des coups d’épieu reçus accidentellement à la chasse, de toutes les blessures au cours des travaux des champs.

Ste Odile – invoquée contre les maladies des yeux, conjointement avec Ste Claire.

St Ours – invoqué en famille le soir avant le coucher, préserve de l’attaque des loups. On prie le Saint avant le départ lorsqu’on part en voyage à cheval et que l’on doit traverser une forêt, autant pour se prémunir de l’attaque des loups que des brigands.

St Pierre – utile pour les clefs d’églises dédiées à St Pierre que l’on utilise en les plaçant dans le dos durant la lecture de l’évangile pour se prémunir de la rage. Semblable pratique avec une clef quelconque dans le dos est souveraine contre les saignements du nez et une clef creuse contre les hémorragies.

St Pivetôt – contre les tremblements nerveux, la pelade, le nouement de l’aiguillette.

St Quentin – pour conjurer les toux persistantes, la coqueluche.

Ste Reine – associée à St Main, combat les récidives de la gale du dos.

St Roch – qui guérit de la gale contractée une deuxième fois, de l’urticaire, des affections dermatologiques ; le saint reste sourd aux invocations de ceux qui n’ont jamais eu la gale,

Ceux-ci doivent prier d’abord St Fiacre d’intercéder pour eux.

Ste Rita – contre la petite vérole, dans les cas désespérés.

St Sébastien – qui préserve en cas d’épidémie de peste.

St Servan – fait passer le feu suivant une formule conjuratoire tenue secrète et qui ne se transmet qu’une fois à un tiers, nouveau détenteur du pouvoir. Cette formule pour conserver son effet doit être murmurée de façon telle que personne ne puisse la comprendre.

St Teubal ou Théobald – pour lutter contre les difficultés à respirer, l’étouffement.

St Thomas – s’invoque en cas d’empoisonnement.

St Vincent – le guérisseur de tous les maux d’entrailles.

St Yves – efficace contre les troubles de l’équilibre, la perte des sens, la fatigue extrême.

Liste des maux attribués à plusieurs Saints :

Le mal est apparu. Il est trop tard pour s’en prémunir. Comme on ne peut l’expliquer ; on attribue son origine à l’un des saints réputés être en relation avec cette affection. Invoquer plusieurs saints permet d’augmenter les chances d’obtenir la guérison auprès de Dieu. Toutefois il faut recourir au saint guérisseur concerné, à défaut une sainte thérapeute généraliste, Ste Anne ou la Vierge Marie.

mal de St Antoine (ou feu de St Antoine) ergotisme provoqué par la farine de seigle ergotée

mal de St Claude : la méningite.

mal de St Denis ou de St Eustache : les possessions diaboliques, les troubles du comportement.

mal de St Fiacre : les hémorroïdes.

mal de St Gilles : les terreurs nocturnes des enfants. L’enfant doit dormir dans une chemise de son père trouée aux coudes pour le mal s’en aille la nuit. Contre la récidive, cette chemise doit être lavée dans l’eau bénite et exposée devant l’autel du Saint avant d’être brûlée.

mal de St Gildas ou de St Hubert : la rage.

danse de St Guy : chorée, affection neurologique caractérisée par des mouvements brusques et involontaires.

mal de St Jean : épilepsie ou haut mal et mal caduc.

mal de St Maur : la goutte.

mal ou gril de St Laurent : le zona et autres affections dermatologiques avec sensations de brûlures ou de traînées sur la peau.

mal de St Mathurin ou St Mathelin : la folie et autres troubles psychiques.

mal de St Marcoul : les écrouelles, ganglions tuberculeux fistulisés du cou ; les rois de France avaient le pouvoir de faire passer les écrouelles, le lendemain de leur sacre à Reims.

mal de St Zacharie ou St Acaire : les maux de dent.

Chaque saint guérisseur a sa spécialité. Ceci pose la question préalable en cas de doute qu’on ne sait à quel saint se vouer. Si on est impuissant à déterminer la nature exacte du mal dont on souffre, il est difficile d’invoquer le saint correspondant et de trouver ainsi le remède à ses maux. Il faut dans ce cas, se faire tirer les saints par un prêtre spécialisé et prendre l’engagement d’un prompt pèlerinage pour confirmer la guérison de crainte que le mal ne réapparaisse. Il faudra alors appliquer une épingle bénite à l’endroit du mal sur une statuette du Saint en cire ou en bois pour conjurer définitivement le sort et rapporter du pèlerinage cette épingle pour en faire don à la paroisse dont on dépend afin d’épargner aux autres habitants le même mal. L’épingle bénite est un bon antidote contre les épidémies.

Si malgré tout, l’affection persiste, il se peut que le saint en question n’ait oublié le message. Au cours d’une cérémonie publique, on le lui rappellera. La famille du malade fouettera la statue du saint et l’assistance procèdera à de nouvelles invocations solennelles. Si aucun résultat n’apparaît, ce sera la preuve que l’affection n’a pas été envoyée par Dieu, mais par le diable. L’Eglise alors s’en désintéresse. Le malade cherche souvent une solution lui-même auprès de guérisseurs empiriques, vilipendés par les médecins du temps pour n’avoir pas étudié Hippocrate et Galien dans le texte et dont le latin est trop sommaire pour expliquer la cause du mal.

Source : Jean Marie Bouzy - http://www.cgcp.asso.fr/leblog/2011/03/a-quel-saint-se-vouer…-la-science-des-saints-guerisseurs-au-17eme-siecle/

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